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ANATOMIE DU CORPS HUMAIN

Anatomie, branche des sciences naturelles étudiant l’organisation structurelle des êtres vivants, homme, animaux et plantes. Pendant des siècles, les connaissances en anatomie furent limitées aux observations effectuées sur des végétaux et des animaux disséqués. Aujourd’hui, on associe cette science à la physiologie, car la forme et la structure d’un organe sont intimement liées à sa fonction biologique. En tant que science de la vie, l’anatomie est sœur de la médecine et des diverses branches de la biologie.

La plus ancienne étude anatomique systématique se trouve dans un papyrus égyptien datant d’environ 1600 av. J.-C. Ce traité révèle une bonne connaissance des viscères les plus importants, mais une mauvaise compréhension de leurs fonctions. On retrouve le même type de descriptions dans les écrits du médecin grec Hippocrate au Ve siècle av. J.-C. Au siècle suivant, Aristote contribua fortement à la connaissance de l’anatomie des animaux. On doit les premiers véritables progrès en anatomie humaine aux médecins grecs Hérophile et Érasistrate, qui, au IIIe siècle av. J.-C., disséquèrent des cadavres humains et furent les premiers à décrire les fonctions des systèmes nerveux et musculaire.

Le squelette humain. Il est constitué de plus de deux cents os reliés entre eux par du tissu conjonctif solide et relativement peu élastique, les ligaments. La capacité de mouvement est étroitement liée à la forme des articulations sollicitées. Ainsi, le bras bouge librement au niveau de l’épaule, alors que l’articulation du genou se limite strictement à un mouvement de charnière. Les vertèbres sont individuellement limitées dans leurs mouvements tandis que les os crâniens ne bougent pas. Les mouvements du squelette se font par contraction des muscles squelettiques attachés aux os par des tendons. Ces contractions musculaires sont contrôlées par le système nerveux.

Le système nerveux. Il contrôle ou assure, de manière directe ou indirecte, toutes les fonctions vitales d’un organisme et tous les messages sensoriels. Sur le plan anatomique, il comporte des structures centrales (cerveau, moelle épinière) et des structures périphériques (nerfs, ganglions, plexus). Au niveau tissulaire, on distingue la substance blanche, composée de fibres myélinisées, et la substance grise, composée des corps cellulaires des neurones et de fibres non myélinisées. La myéline est une substance isolante disposée autour des fibres pour accélérer le transfert des messages nerveux. Au niveau microscopique, neurones (cellules nerveuses) et cellules gliales (cellules d’entretien et de protection) sont les éléments de base du tissu nerveux.

Sur le plan fonctionnel, on distingue le système nerveux autonome ou neurovégétatif, dont le rôle est de contrôler les fonctions vitales de l’organisme (rythme cardiaque, rythme ventilatoire, motricité digestive, diamètre des vaisseaux sanguins, etc.). Son fonctionnement échappe, pour une grande part, au contrôle par la volonté. Il est divisé en deux entités distinctes fonctionnant en opposition : le système parasympathique et le système orthosympathique (ou sympathique). Au niveau cardiaque, par exemple, le parasympathique ralentit la fréquence de contraction tandis que le sympathique l’accélère. À chaque instant, l’activité de chaque organe est ainsi adaptée aux besoins de l’organisme.

La moelle épinière et de nombreuses structures nerveuses interviennent dans le déclenchement des réflexes. Les réflexes sont des réactions rapides et incontrôlables de l’organisme en réponse à une stimulation. Ils ont pour rôle d’éviter les dommages corporels (exemple : retrait de la main au contact d’un objet brûlant) ou contribuent à la motricité (exemple : réflexes musculaires et tendineux). Ils interviennent également au niveau des organes sensoriels pour optimiser la réception des stimulus (exemple : adaptation du diamètre de la pupille à l’intensité lumineuse). Une grande partie du système nerveux central gère les relations avec l’environnement sous la dépendance de la volonté. Il assure des fonctions importantes et très diverses. Des aires spécialisées du cortex et des noyaux internes contrôlent la motricité volontaire et interprètent les sensations envoyées par les organes sensoriels (œil, oreille, peau, papilles gustatives, etc.). En outre, le système nerveux central est le siège de fonctions complexes tels que l’apprentissage et la mémorisation, le langage, le sommeil, le comportement alimentaire ou l’expression des émotions.

L’appareil circulatoire. Il comprend le cœur et les différents vaisseaux (artères, capillaires et veines) et forme un vaste réseau en circuit fermé. Le sang circule dans ce réseau grâce aux contractions de la pompe cardiaque et, dans une moindre mesure, grâce à celles des muscles squelettiques. Après son passage dans les cavités droites du cœur, il se dirige vers les poumons où il se charge en oxygène et se débarrasse du dioxyde de carbone. Il retourne alors dans les cavités gauches du cœur pour être envoyé dans la circulation générale. Il passe d’abord dans l’artère aorte, puis dans ses ramifications, des artères de diamètre de plus en plus faible, jusqu’aux artérioles. Après les artérioles, le sang circule dans de minuscules vaisseaux sanguins à paroi extrêmement mince, les capillaires. Il libère alors son oxygène et ses nutriments dans les tissus et capte le dioxyde de carbone et autres déchets du métabolisme. Le sang complète son circuit en passant à travers les petites veines, qui se rejoignent pour former progressivement des vaisseaux plus larges. Il atteint enfin les veines les plus importantes, les veines caves inférieure et supérieure, par lesquelles il est renvoyé au cœur. Dans le cœur et dans les veines, des valves et des valvules règlent son débit et l’empêchent de revenir en arrière.

Le système immunitaire. L’organisme se défend contre les micro-organismes infectieux, leurs toxines et les substances étrangères, à l’aide d’un double système complexe, fondé sur la reconnaissance moléculaire de l’intrus. Les deux éléments de ce système sont l’immunité cellulaire, au cours de laquelle les lymphocytes sont les agents effectifs, et l’immunité humorale, basée sur l’action des anticorps.

Lorsqu’ils reconnaissent un motif moléculaire étranger (appelé antigène), certains lymphocytes libèrent des anticorps en grande quantité. Les anticorps se fixent sur l’antigène pour le marquer afin qu’il soit ensuite détruit par d’autres substances du système de défense de l’organisme, dont la principale est le complément, un complexe d’enzymes destiné à détruire les cellules étrangères. Les polynucléaires et les macrophages, attirés dans la zone de conflit par des messages sécrétés par les lymphocytes, enveloppent et digèrent les restes des corps étrangers. Les lymphocytes sont produits dans la moelle osseuse et circulent dans le courant sanguin, passant à travers les parois des capillaires sanguins pour atteindre le lieu de l’infection. Ils circulent également dans un réseau de capillaires comparable à celui de la circulation sanguine. Ces capillaires se rejoignent pour former des vaisseaux de plus en plus gros, qui se jettent finalement dans le flux sanguin au niveau des veines jugulaires et sous-clavières. Dans les vaisseaux lymphatiques, des valvules orientent le flot de plasma dans une seule direction. Le long du réseau lymphatique, des ganglions fonctionnent comme des stations de collecte et de production de lymphocytes ; ils peuvent enfler lors d’une maladie infectieuse. Le terme anatomique désignant l’ensemble du réseau des vaisseaux lymphatiques et des ganglions lymphatiques est système lymphatique. Ses liens avec le système immunitaire ne furent reconnus que dans les années 1960.

L'appareil respiratoire. La ventilation est une dilatation suivie d’une contraction rythmiques des poumons dont la fréquence est contrôlée par un centre nerveux spécialisé du cerveau.

Dans les poumons, l’oxygène diffuse vers de minuscules capillaires où il se combine à l’hémoglobine des globules rouges pour être transporté vers les tissus. Simultanément, le dioxyde de carbone, qui a pénétré dans le sang au cours de son passage dans les tissus, passe dans l’air des poumons. L’inspiration remplit les poumons d’un air riche en oxygène et pauvre en dioxyde de carbone. L’expiration vide les poumons d’un air riche en dioxyde de carbone et pauvre en oxygène. Les modifications de la taille et du volume de la cage thoracique sont provoquées par des contractions du diaphragme et des muscles intercostaux.

L'appareil digestif. L’énergie requise pour l’entretien et le bon fonctionnement du corps humain est fournie par les aliments. Après qu’ils ont été réduits à l’état de fragments par la mastication (voir Dents) et mélangés à la salive, la digestion commence. Les aliments descendent par l’œsophage dans l’estomac, où le processus de fragmentation se poursuit par les sucs gastriques et intestinaux. Ensuite, le mélange d’aliments et de sécrétions, appelé chyme, progresse dans le tube digestif par péristaltisme, des contractions rythmiques des muscles lisses du système gastro-intestinal. Ces contractions sont générées par le système nerveux parasympathique et sont inhibées par le système nerveux sympathique. L’absorption des nutriments contenus dans le chyme se produit principalement dans l’intestin grêle. Les aliments non absorbés, les sécrétions et les déchets venant du foie passent dans le gros intestin et sont évacués sous forme de fèces. L’eau et les substances solubles passent par le sang au niveau des capillaires intestinaux. Les reins ont pour rôle de purifier le sang de ses déchets, d’éliminer l’eau et les sels minéraux excédentaires. Dans ces organes, tous les composants du plasma sanguin, sauf les protéines, traversent la fine membrane des capillaires pour aller dans les tubules rénaux. L’eau, les sels minéraux et les déchets descendent le long des tubules, qui réabsorbent la plus grande partie de l’eau et des sels. L’urine, le liquide restant, est stockée dans la vessie jusqu’à son évacuation (voir Urinaire, appareil et Digestif, appareil).

Le système endocrinien. Outre le rôle de liaison assuré par le système nerveux, le contrôle des différentes fonctions de l’organisme est dévolu aux glandes endocrines. L’hypophyse, une glande très importante, se situe à la base du cerveau. Elle sécrète diverses hormones : la TSH stimule la thyroïde et contrôle la sécrétion de thyroxine, responsable du métabolisme dans les tissus ; l’ACTH contrôle la sécrétion dans la glande surrénale des hormones influençant le métabolisme des glucides et du potassium et les échanges entre le sang et le liquide tissulaire ; la LH et la FSH contrôlent la sécrétion d’œstrogènes et de progestérone par les ovaires et de testostérone par les testicules ; l’hormone somatotrope, ou hormone de croissance, contrôle le niveau de développement du squelette, des muscles et des organes internes en agissant sur le métabolisme des protéines et des glucides ; enfin, la prolactine est impliquée dans la sécrétion de lait après la naissance.

Le lobe postérieur de l’hypophyse sécrète de la vasopressine, qui agit sur les reins et contrôle le volume d’urine ; un faible niveau de vasopressine provoque le diabète insipide, caractérisé par une importante production d’urine. La posthypophyse produit également de l’ocytocine, responsable des contractions des petites artères et des muscles lisses des intestins, mais aussi des contractions de l’utérus lors de l’accouchement. Parmi les autres glandes du système endocrinien, on trouve le pancréas, sécrétant l’insuline, le glucagon et la somatostatine ainsi que la glande parathyroïde, qui sécrète une hormone régulant la quantité de calcium et de phosphore dans le sang.

L'appareil reproducteur. La reproduction sexuée s’effectue par la fusion du spermatozoïde de l’individu mâle et de l’ovocyte de l’individu femelle (voir Fécondation) Chez l’Homme, l’éjaculation, lors de la pénétration du pénis dans le vagin, libère plus de 250 millions de spermatozoïdes qui vont migrer vers l’utérus. Au moment de l’ovulation — libération tous les 28 jours environ de l’ovule —, l’utérus se prépare, sous l’action des œstrogènes, à l’implantation de l’ovocyte s’il est fécondé.

S’il n’y a pas de fusion entre une cellule mâle et une cellule femelle, la paroi utérine, hypertrophiée, se désagrège au cours de la menstruation. De la puberté à la ménopause, le processus de l’ovulation, la préparation de la muqueuse utérine et la menstruation se répètent tous les mois, sauf en période de grossesse. Dans l’espèce humaine, la grossesse dure environ 280 jours. Après l’accouchement, la prolactine active la production de lait.

La peau recouvre toute la surface du corps et le protège de la déshydratation, des agressions par des substances nocives et des températures extrêmes. Elle est constituée de deux couches tissulaires : la plus profonde, ou derme, renferme des glandes sudoripares, des vaisseaux sanguins, des terminaisons nerveuses, la racine des ongles, des poils et des cheveux. La couche externe, l’épiderme, a l’épaisseur de quelques cellules ; elle renferme des pigments comme la mélanine, mais aussi les pores et les canaux des glandes. Sa surface est constituée de cellules mortes qui se détachent spontanément (desquamation). Les glandes sudoripares excrètent des déchets et rafraîchissent le corps par l’évaporation de l’eau. Les vaisseaux sanguins du derme aident à la régulation de la température en se contractant pour conserver la chaleur du corps et en se dilatant pour la dissiper. Différents récepteurs isolés transmettent la pression, la température et la douleur. Les cellules lipidiques du derme isolent le corps, et des glandes sébacées permettent la lubrification de l’épiderme.

 

PHYSIOLOGIE DU CORPS HUMAIN

Physiologie, étude des processus physiques et chimiques qui ont lieu dans les organismes vivants lors de l'accomplissement des fonctions vitales. La physiologie étudie des fonctions fondamentales telles que la reproduction, la croissance, le métabolisme ou la respiration qui se produisent au sein des cellules, des tissus, des organes et des divers systèmes organiques.

La physiologie entretient des relations étroites avec l'anatomie et la médecine. L'importance attachée aux mécanismes d'investigation biologique à l'aide des outils de la physique et de la chimie a fait de la physiologie une discipline distincte au XIXe siècle. Aujourd'hui, cependant, cette tendance s'oriente plutôt vers la fragmentation et la fusion avec les branches très spécialisées des sciences de la vie. On distingue trois grandes divisions : la physiologie générale, décrivant les processus de base communs à toute forme de vie ; la physiologie et l'anatomie fonctionnelle de l'Homme et des animaux, comprenant la pathologie et les études comparatives ; et la physiologie des plantes, qui étudie la photosynthèse et les autres processus de la vie végétale.

Les muscles, organes caractérisés par leur capacité à se contracter, généralement en réponse à une stimulation venant du système nerveux. On distingue trois types de muscles : lisse, squelettique et cardiaque.

L'unité de base de tous les muscles est la myofibrille, constituant cellulaire microscopique et allongé, composé de protéines complexes. Chaque cellule musculaire, appelée fibre, contient plusieurs myofibrilles constituées de deux types de myofilaments, épais ou fins, régulièrement disposés. Chaque myofilament épais contient plusieurs centaines de molécules d'une protéine spécifique, la myosine. Les filaments fins contiennent deux filaments d'une autre protéine, l'actine. Les myofibrilles sont constituées de rangées alternées de myofilaments épais et de myofilaments fins se rejoignant aux extrémités. Lors des contractions musculaires, ces groupes de filaments glissent les uns contre les autres, reliés par de petites structures agissant comme des crochets. L'énergie de ces contractions est fournie par les groupes de mitochondries entourant les myofibrilles.

Chaque muscle porte un nom se rapportant à sa forme et à sa fonction : le trapèze du dos par exemple, doit son nom à sa forme en trapèze ; le masséter (du grec maseter qui signifie « masticateur ») joue un rôle dans la mastication des aliments.

Les fibres musculaires ont été classées selon la rapidité de leur contraction : muscles à contraction lente (type I) et muscles à contraction rapide (type II). La plupart des muscles squelettiques contiennent les deux types de fibres, bien que l'un des deux soit toujours prédominant. Les fibres musculaires rapides, plus foncées, ont une contraction plus rapide et plus forte. Les fibres musculaires lentes, plus claires, ont une plus grande résistance.

La contraction musculaire est provoquée par une augmentation de la concentration de calcium à l'intérieur de la cellule, probablement en réponse à des modifications électriques de la surface cellulaire. Les muscles régulièrement entraînés réagissent rapidement et vigoureusement aux stimulations, c'est la tonicité musculaire.

Les os, structure solide et dure, élément constitutif de la charpente du corps, le squelette.

Les os soutiennent les tissus mous chez l’homme et les vertébrés, protègent les viscères et participent à la fonction de locomotion et de posture. En outre, ils jouent un rôle dans l’élaboration des cellules du sang, grâce à la moelle osseuse qu’ils contiennent, ainsi qu’un rôle biochimique, lié à leur intervention dans le métabolisme du calcium. Ils constituent une véritable réserve en calcium et, plus généralement, en sels inorganiques (hydroxyapatite notamment).

On distingue différentes formes d’os : les os longs, les os plats et les os courts. Les os longs, comme le fémur, présentent une partie médiane (diaphyse) et un renflement à chaque extrémité (épiphyse). Les os courts (vertèbres) sont de longueur, de largeur et d’épaisseur sensiblement égales. Les os plats, comme les os de la voûte crânienne, le sternum ou l’os iliaque, ont tous une faible épaisseur, en comparaison de leur longueur et de leur largeur.

La surface des os est principalement constituée par un tissu conjonctif particulier, le tissu osseux, le plus souvent recouvert par une membrane, le périoste. À l’intérieur se trouve la moelle osseuse. Une autre sorte de tissu conjonctif solide, le cartilage, recouvre le tissu osseux en certains endroits.

Les os sont constitués de sels minéraux (65 - 70 %) et de substances organiques variées (30-35 %). Leur dureté est due aux composants minéraux (essentiellement le phosphate tricalcique, mais aussi le carbonate de calcium, et, en petites quantités, des fluorures, des sulfates et des chlorures). La composante organique est représentée par une protéine, le collagène, par des traces d’élastine, par les différents composants biochimiques des cellules et par les lipides du tissu adipeux associé à l’os.

L'acide lactique, acide, acide organique incolore de la famille des acides-alcools, également appelé lactate, et formé au cours des fermentations lactiques. L’acide lactique a pour formule CH3CHOHCOOH.

La glycolyse transforme le glucose en pyruvate (ou acide pyruvique) en produisant 2 molécules d’adénosine triphosphate (ATP) et en réduisant 2 molécules de NAD+ en NADH. Pour que la glycolyse puisse se poursuivre, il faut que le NADH soit réoxydé en NAD+. En présence d’oxygène (milieu aérobie), cette oxydation se fait dans les mitochondries, mais en absence d’oxygène (milieu anaérobie), deux procédés peuvent assurer le renouvellement du NAD+ : la fermentation alcoolique et la fermentation lactique (qui a lieu, notamment, dans les muscles). Au cours de cette dernière, le pyruvate est transformé en acide lactique, en présence de NADH et sous l’action d’une enzyme, la lactate déshydrogénase.

Chez l’homme, on trouve de faibles quantités d'acide lactique dans le sang, les muscles, et d'autres organes et liquides corporels. L'acide lactique est principalement produit par les muscles au cours de l’effort (l’accumulation d’acide lactique est l’une des causes de l’apparition de la fatigue musculaire et des crampes).

Au cours du travail muculaire, de l'acide lactique est généré de la façon suivante : en premier lieu, l’hydrolyse de l’ATP apporte l’énergie nécessaire à la contraction musculaire. L’ATP est lui-même régénéré dans les mitochondries des fibres musculaires rouges par des phosphorylations oxydatives et dans les fibres musculaires blanches par la glycolyse avec formation d’acide lactique. Lorsque la demande en ATP est supérieure à l’apport en oxygène, les fibres musculaires rouges produisent également de l’acide lactique.

L’acide lactique est un produit de l'effort muculaire : lorsque ce dernier est intense, le pyruvate produit en grande quantité par la glycolyse déborde les capacités d'utilisation par les mitochondries. Cela entraîne une production importante de protons (H+), en raison de l’accumulation de NAD réduit. Ce processus abaisse le pH sanguin et entraîne une acidose dont les conséquences peuvent aller jusqu'au coma. La transformation du pyruvate en acide lactique a pour rôle d’éliminer cette source d'acidité.

La plus grande partie de l’acide lactique produit dans des conditions anaérobies (en l’absence d’oxygène) est exportée des cellules musculaires vers le foie par voie sanguine. Dans le foie, l’acide lactique redonne du glucose par le cycle de la gluconéogénèse. Le glucose ainsi produit est ensuite ramené au muscle par la circulation sanguine. Il pourra y être soit utilisé directement comme source d’énergie, soit mis en réserve sous forme de glycogène : c’est le cycle de Cori, décrit pour la première fois par Gerti et Carl Cori, par lequel le foie est capable de recycler l'acide lactique issu de l'effort musculaire

Un certain nombre de micro-organismes, surtout des bactéries, vivent dans des conditions anaérobies en réalisant la fermentation lactique. Ainsi, le fait que le lait « tourne » est dû à la fermentation du lactose, réalisée notamment par des bactéries des genres Streptococus et Lactobacillus.

D’autres espèces de bactéries du genre Lactobacillus sont capables d’effectuer une fermentation dite hétérolactique, qui dégrade les hexoses (sucres à 6 atomes de carbone) en éthanol et en acide lactique, avec dégagement de CO2.

La vie, propriété essentielle des êtres organisés, définie par l'ensemble des phénomènes que sont la nutrition, l'assimilation, la croissance et la reproduction, communs à tous les organismes, des procaryotes à l'Homme, et qui s'expriment de la naissance à la mort. Une des caractéristiques de la vie est la reproduction, la formation de copies identiques (ou presque) d'une structure complexe à partir de matériaux simples. La complexité représentée par la formation d'êtres vivants à partir de leurs précurseurs différencie la croissance et la reproduction biologiques de processus physiques tels que la condensation ou la cristallisation. Cette augmentation locale de la complexité, ou diminution de l'entropie, semble contredire la seconde loi de la thermodynamique selon laquelle l'entropie doit toujours augmenter dans les processus naturels. Il est cependant possible de montrer que l'entropie totale augmente bien, à condition de prendre en compte les changements de l'environnement en même temps que les changements subis par les organismes. Il n'existe donc aucun conflit entre les lois fondamentales de la physique et de la chimie et l'existence des organismes vivants. La compréhension de la nature de la vie a cependant nécessité la création des sciences nouvelles de la biochimie et de la biologie moléculaire, avec leurs propres concepts, principes et lois en plus de ceux de la physique et de la chimie.

Tous les êtres vivants possèdent un génome comprenant l'ensemble des instructions nécessaires pour fabriquer un organisme. Ce génome est composé d'acides nucléiques. Il s'agit généralement d'ADN (acide désoxyribonucléique) ou, dans le cas de quelques virus, d'ARN (acide ribonucléique). Le génome est composé d'un certain nombre de gènes, chacun étant un segment d'acide nucléique codant pour une protéine particulière. Les acides nucléiques sont des polymères linéaires composés de quatre types d'unités chimiques (les nucléotides, abrégées en A, T, C et G) qui peuvent se suivre dans n'importe quel ordre. Quant aux protéines, ce sont des polymères linéaires composés d'une séquence d'acides aminés) dont il existe une vingtaine de formes. La relation entre la séquence des nucléotides d'un gène et la séquence des acides aminés dans la protéine correspondante est donnée par le code génétique. Chaque acide aminé est codé par trois nucléotides, appelés triplets, et, la plupart d'entre eux sont spécifiés par plus d'un triplet de nucléotides.

La structure moléculaire de l'ADN est une hélice double. Un brin contient la séquence d'un gène et l'autre brin une séquence complémentaire déterminée par les règles d'appariement des quatre nucléotides (A s'apparie avec T et C avec G). Lorsqu'un génome se reproduit, la double hélice d'ADN se sépare et un nouveau brin complémentaire est synthétisé le long de chacun des brins originaux. Finalement, deux molécules d'ADN identiques sont formées.

Il existe une très grande diversité de protéines qui effectuent la plupart des activités biochimiques des êtres vivants, regroupées sous le terme de métabolisme. De nombreuses protéines sont des enzymes, qui catalysent des réactions chimiques de manière particulièrement efficace dans les conditions de température et de concentration caractéristiques des êtres vivants. Ces réactions sont indispensables pour synthétiser toutes les molécules nécessaires à la constitution d'un organisme (protéines, glucides et lipides. Certaines enzymes dirigent les processus métaboliques qui fournissent l'énergie nécessaire à ces biosynthèses. Chez les animaux, l'énergie est fournie par la décomposition des aliments, chez les plantes, elle est produite par photosynthèse.

Lorsqu'un gène est actif, il est recopié en un brin d'acide ribonucléique, selon les mêmes règles que celles qui régissent la réplication de l'ADN. Cette copie est appelée ARN messager ou ARNm. Elle dirige la synthèse de la protéine qui est effectuée par des structures appelées ribosomes assistées par un certain nombre d'enzymes.

Les formes les plus simples d'organismes vivants sont les virus, qui sont incapables de se développer et de se reproduire seuls. Pour arriver à leurs fins, ils doivent impérativement infecter une cellule et détourner ses processus biochimiques à leur profit. Tous les organismes à vie libre sont constitués de cellules comportant une membrane extérieure composée de lipides et d'un génome composé d'acides nucléiques. La plus simple des bactéries libres contient un génome d'environ deux mille gènes, qui suffit à définir l'organisme tout entier. Il existe deux types fondamentalement différents de bactéries. Les eubactéries comprennent toutes les bactéries libres et pathogènes les mieux connues et les cyanophycées, appelées également cyanobactéries ou algues bleues. Les archéobactéries comprennent les bactéries métanogènes, les bactéries halophiles et les bactéries thermo-acidophiles. Les archéobactéries ont une structure ribosomique distinctive et leurs membranes cellulaires contiennent des lipides de type éther plutôt qu'ester. La troisième grande division de la vie sur terre est celle des eucaryotes, organismes dont les cellules comportent des noyaux entourés par une membrane. Ils comprennent tous les animaux et les végétaux de même que les protozoaires unicellulaires. En termes de complexité, les organismes unicellulaires possèdent quelques milliers de gènes tandis que les vertébrés et l'Homme en possèdent plus de cent mille.

Pour l'instant, aucune forme de vie n'a pu être trouvée ailleurs que sur la Terre dans notre Système solaire, même sur les planètes les plus proches de la Terre comme Mars, les autres étant trop chaudes ou trop froides pour permettre le déroulement des processus biochimiques. Il n'est toutefois pas impossible que la vie existe sur des planètes appartenant à d'autres systèmes solaires. Peut-être même pourrions-nous trouver, un jour, une forme de vie qui ne serait pas fondée sur la chimie du carbone. Pour certains scientifiques, le silicium pourrait jouer ce rôle.

 

TRAUMATOLOGIE

FOULURE OU ENTORSE

Lésion des ligaments d'une articulation sans déplacement des surfaces articulaires. Les entorses sont dues à un mouvement brutal de l'articulation lui faisant dépasser ses amplitudes normales. On distingue les entorses bénignes, où les ligaments sont simplement distendus, des entorses graves, où ils sont rompus.

Les entorses bénignes, communément appelées foulures, correspondent à une distension violente des ligaments articulaires, mais sans rupture vraie ni arrachement de ceux-ci. À l'examen clinique, l'articulation est parfois très douloureuse et gonflée, mais elle permet des mouvements normaux. La radiographie est normale. Le traitement consiste à poser un bandage de contention (strapping) ou une attelle pour une durée de 2 à 3 semaines, parfois un plâtre si l'articulation est très douloureuse (cheville, par exemple).

Les entorses graves sont caractérisées par une déchirure ou un arrachement ligamentaire entraînant des mouvements anormalement amples au niveau de l'articulation. À l'examen clinique, celle-ci est douloureuse et gonflée, mais parfois pas plus que lors d'une entorse bénigne. La radiographie s'impose donc pour détecter ces entorses qui peuvent entraîner des séquelles : douleurs persistantes, enraidissement, instabilité et fragilité chroniques de la région concernée. Une immobilisation pendant plusieurs semaines peut suffire, mais une intervention chirurgicale est souvent nécessaire : elle consiste soit à réparer le ligament arraché, soit à réaliser une transplantation ligamentaire. Dans tous les cas, une rééducation appropriée est nécessaire jusqu'à la récupération complète.

La pratique de certains sports (tennis, football, basket) expose particulièrement les articulations, surtout le genou et la cheville, aux entorses. De même, la fatigue et le surentraînement sont des facteurs favorisants. La prévention passe par le respect des règles d'échauffement avant toute activité sportive et par le port de bandages souples sur les articulations menacées.

 

DECHIRURE MUSCULAIRE

Rupture d'un muscle due à un effort trop intense. Une déchirure musculaire survient le plus souvent chez un sportif insuffisamment entraîné.

Elle se manifeste par une douleur aiguë, provoquant l'arrêt de l'activité physique et pouvant occasionner une syncope. Quelques jours après le traumatisme, un hématome apparaît à la surface du muscle.

Le traitement comprend le repos complet du sujet pendant deux jours, la surélévation du membre associée à l'application, deux heures par jour, d'une vessie de glace et la prise d'anti-inflammatoires non stéroïdiens et de myorelaxants. Au bout de deux jours, l'hématome, s'il est volumineux, peut être ponctionné sous échographie puis bandé. Une semaine après, une rééducation est commencée, la reprise des activités sportives n'étant envisageable qu'au moins un mois après l'accident.